Concept Terrestre

Les néo-concetto (titre faisant référence aux Concetto spaziale de Lucio Fontana) laissent apparaître les apophyses épineuses des vertèbres qui poussent la matière et la transpercent. Les vertèbres se devinent, elles se font discrètes, elles vibrent et rythment la surface de la toile, de la peau, de la vie. On les voit à peine mais elles sont très présentes.

Si ces œuvres citent évidemment Lucio Fontana se référant au Spatialisme et à la volonté de synthétiser la vibration, le mouvement et l’espace dans une même œuvre, je suis arrivé à ces formes de manière empirique, par tâtonnements, avec un résultat inverse dans le mouvement à celui de l'artiste italien (c’est-à-dire que les lèvres de l’incision s’ouvrent vers l’extérieur de la toile, alors que les incisions de Fontana s’ouvrent vers le châssis).

Dans ma production, c’est là un exercice plus formel, qui épouse l'histoire de l'art. Cette appropriation du travail de Fontana est-il un hommage au Maître ou une critique d'un art contemporain que je trouve parfois creux ? Un moyen de remplir le vide laissé par Fontana dans ses incisions ?
Peut-être les deux.

Nicolas Rubinstein, 2025

Néo concetto 14

2019
peinture acrylique sur toile de lin, résine polyuréthane,

bois

81 x 65 x 7 (L x l x p)


Néo concetto 12

2018
peinture acrylique sur toile de lin, résine polyuréthane,

bois

73 x 60 x 7 (L x l x p)


Recevoir les nouvelles de l’Atelier

Expositions, publications et moments d’atelier — une note discrète, quand il y a quelque chose à partager.

© 2026 Atelier Nicolas Rubinstein, tous droits réservés